LYON 5-5 OM

LYON 5-5 OM
Au terme d'un match mémorable, Marseillais et Lyonnais ont partagé les points à Gerland (5-5).

LYON 5-5 OM
1-0 : Pjanic (3e)
1-1 : Diawara (11e)
2-1 : Govou (14e)
2-2 : Cheyrou (44e)
2-3 : Koné (47e)
2-4 : Brandao (79e)
3-4 : Lisandro (81e)
4-4 : Lisandro (83e, sp)
5-4 : Bastos (90e)
5-5 : Toulalan (90e+3, csc)

Ils sont passés par toutes les émotions. Nous aussi. Du rire aux larmes, des larmes au rire, la soirée s'est finalement figée sur la joie rageuse des Marseillais devant leurs supporters, à la 93e minute. Avant que le recul de l'après-match ne révèle aussi une forme de déception. Celle de ne pas avoir signé un coup retentissant en s'imposant (encore) à Gerland. En menant par deux buts d'écart à dix minutes de la fin, on ne pouvait imaginer se réjouir du partage des points. Et pourtant, dans cette nuit mémorable, l'OM est bien passé aussi près de la victoire que de la défaite.
Le match débuta à cent à l'heure. Et aussi incroyable que cela puisse paraître, 90 minutes plus tard les 22 acteurs avaient toujours le pied enfoncé sur la pédale d'accélérateur.
Dès la troisième minute, et Pjanic profita d'un renvoi plein axe pour s'engouffrer et battre Mandanda sous la barre (1-0).
On ne tarda pas à comprendre que ce n'était que les premières images d'un film à très grand spectacle. Car il y eut vite la réaction marseillaise. « Les » réactions d'ailleurs. Celle de Diawara, égalisant de la tête sur corner, ne fut pas suffisante. Une respiration plus tard, Govou partit de son camp, exploita la course d'appel de Lisandro pour piquer vers l'axe et conclure (2-1, 14e). Retour à la case départ, et à une physionomie à cette heure favorable aux Gones.
Car si les Phocéens ne perdirent jamais vraiment leurs esprits, ils virent pendant un bon moment se dresser face à eux un mur lyonnais dénué de la moindre lézarde. Du fait de ces man½uvres difficiles, ce constat : Hugo Lloris semblait alors bien loin. Qu'à cela ne tienne, pourquoi ne pas le défier à distance ? Juste avant la pause, Cheyrou lui décocha une frappe dont il a le secret. Le portier ne sut en lire la trajectoire et fut trahi par ses mains (2-2, 44e). Dans le duel à distance entre les deux gardiens français, le rhodanien ne perdra-t-il pas là quelques précieux points ?
L'égalisation olympienne intervint en tout à cas à la bonne heure. Elle replaça l'OM sur une tout autre orbite. Ce que démontra la reprise tonitruante des joueurs de Didier Deschamps. Sur un débordement de Fabrice Abriel, Bakari Koné jaillit pour claquer le ballon de l'extérieur du pied et donner l'avantage à son équipe (2-3, 47e).
Renversant, cet OM. Et désormais ultra à l'aise dans ses crampons. Déroulant son jeu avec assurance, et passant tout près du quatrième but quand Brandao échoua devant Lloris. Cette parade maintint l'étroitesse de l'écart, mais les hommes de Claude Puel ne saisirent pas bien l'aubaine. Trop stéréotypé, leur jeu ne sema aucun trouble. Ces vaines offensives présentèrent même l'avantage d'offrir des situations de contre. Ce ne fut pourtant pas sur l'une d'entre elles que les Olympiens prirent le large. Mais sur un nouveau coup de patte d'Abriel (3e passe décisive de la soirée) sur corner. A la réception, Brandao désarticula Lloris dans une déviation acrobatique (2-4, 79e).
Un vrai match de dingue dont l'issue semblait être enfin dessinée. On n'était encore loin de l'aliénation finale. Car Lisandro allait chiper la rencontre que l'on pensait calée au chaud dans la poche des Phocéens. En résistant au retour d'Hilton puis en glissant le cuir hors de portée de Mandanda, l'Argentin insuffla l'espoir à son équipe (3-4, 81e). Avant de la border dans un lit de rêve, en transformant un penalty sévère (main de Heinze), puis en lançant Pjanic, serviteur de Bastos, pour le cinquième but lyonnais à la 90e minute !
L'impensable retournement de situation secoua Gerland de haut en bas. Le dernier cri de joie allait pourtant être hurlé depuis la zone réservée aux 2 200 supporters marseillais. Sur une touche de la dernière chance, Valbuena remisa dans le paquet. Et dans un cafouillage monstre, Cris et Mbia à la lutte virent Toulalan avoir un geste malheureux. Sa déviation involontaire poussa le ballon dans ses filets, pour un score encore jamais vu dans l'histoire marseillaise, 5-5.
Après avoir entrevu le paradis puis l'enfer, l'OM revint ainsi sur terre, avec le point du match nul.
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# Posté le dimanche 08 novembre 2009 17:47

Modifié le lundi 09 novembre 2009 06:28

champion's league - phase de groupe retour : OM 6-1 ZURICH

champion's league - phase de groupe retour : OM 6-1 ZURICH
En faisant sauter l'équipe suisse de Zurich (6-1), les Olympiens se replacent au mieux dans leur groupe de Champions League et ont ravi le Vélodrome.

OM 6-1 ZURICH
1-0 : Aegerter c.s.c. (3e)
2-0 : Abriel (11e)
2-1 : Alphonse (31e)
3-1 : Niang (51e)
4-1 : Hilton (80e)
5-1 : Cheyrou (87e)
6-1 : Brandao (90e)

Au-delà d'un score que ne renierait pas le Suisse Roger Federer, l'OM enregistre surtout une soirée tout bénéfice ce mardi. En battant très largement Zurich (6-1), une option est prise pour une place en Europa Ligue, le goût de la victoire est revenu au Vélodrome et le nul dans le choc interstellaire à San Siro (1-1) permet de croire encore à un ticket en 8e avec une unité de retard sur Milan et Madrid (6 points contre 7). Et la confiance, bien sûr, sera en verve avec six buts marqués, qui aideront aussi au classement.
Si les enseignements sont riches sur tous les tableaux, le football proposé a aussi souvent été du même aloi. Beaucoup de très, très bon, un peu de moins bien – surtout après la première demi-heure de jeu – mais globalement l'impression qui en ressort est très positive. Au fil des minutes, les Olympiens ont même semblé se délivrer de pas mal de leurs maux avant un final pyrotechnique (3 buts en dix minutes) qui enflamma le Vélodrome pour une bien belle soirée européenne.
Mais ils ont aussi été, il faut bien le reconnaître, aidé par les Suisses. Surtout en début de partie. Car, en dix minutes, les Zurichois se retrouvaient menés sur un but contre son camp de Aegerter (1-0, 3e) et privés de leur star Vonlanthen, sorti sur blessure.
Les mésaventures helvètes ne doivent toutefois pas enlever à l'OM son entame tonique. Avec un Abriel présent à peu près partout, l'OM étouffait sa proie pendant la totalité des trente premières minutes. Et, comme pour le premier but venu d'un coup franc d'Abriel, le second intervenait aussi par l'entremise d'un coup de botte de l'ancien Lorientais. Il n'était cette fois pas touché (heureusement car les Olympiens étaient hors-jeu) et les Marseillais de mener par deux buts d'avance au bout d'à peine onze minutes de jeu (2-0, 11e).
Idéal se disait-on surtout que le jeu proposé, tout en mouvement et en vitesse, était alors des plus séduisants avec une reprise dans un angle mort de Cheyrou claquée par Leoni (18e) et Brandao qui oubliait de marquer seul devant le but après une erreur de l'arrière-garde suisse (25e).
Il faudra miser sur ce début de match car le quart d'heure qui suivait était d'une toute autre nature. Quelques flottements marseillais et le Français Alphonse marquait en force pour rééquilibrer l'affaire (2-1, 31e). L'OM ne sera d'ailleurs plus jamais aussi serein malgré l'ampleur du score. Même si, juste après, Leoni était décisif devant Diawara sur un nouveau coup de pied arrêté bien tiré par Cheyrou (33e). Un secteur de jeu particulièrement performant ce mardi.
Et si la fin de période fut éprouvante, la domination restait tout de même marseillaise par la suite.
Rapidement, et après un bon une-deux avec Koné, Niang chargeait l'addition en devançant Leoni (3-1, 52e). Si un tacle énorme de Bocaly sur Djuric (65e) et la grosse parade de Mandanda devant Tihinen (76e) empêchaient tout suspense, la fin de partie fut surtout un bon moment pour les supporters venus en nombre au Vélodrome. D'abord, Hilton profitait de coups de billards dans la surface pour marquer son premier but de la saison d'une frappe croisée (4-1, 80e). Le missile sublime de Cheyrou (87e) et enfin le ballon repris de près et en force par Brandao (6-1, 90e) donnaient des allures de démonstration et enflammaient les travées. Alors, il n'y a vraiment pas à faire la fine bouche. Un tel festival en C1 au stade, ce n'était plus arrivé depuis mars 1993 et un 6-0 face au CSKA Moscou...
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# Posté le mardi 03 novembre 2009 16:45

Modifié le mercredi 04 novembre 2009 07:10

OM 1-1 TOULOUSE

OM 1-1 TOULOUSE
Face à des Toulousains réduits à dix dès le début du match, les Olympiens souvent malheureux ont peiné pour arracher le nul ce samedi au Vélodrome (1-1). Et ils perdent Lucho, sorti sur blessure.

OM 1-1 TOULOUSE
0-1 : Sissoko (28e)
1-1 Brandao (75e)

C'est probablement avec un profond sentiment d'amertume que les Olympiens ont regagné leurs domiciles après le match nul face à Toulouse ce samedi (1-1). Car Alain Casanova et ses hommes ont, pour leur part, certainement regagné la Garonne avec celui du devoir accompli. Contrariés par l'exclusion de leur gardien dès la 8e minute de jeu, ils ont réussi leur entreprise grâce à un coup franc énorme de l'international Sissoko et en défendant très bas - et très bien - par la suite.
L'OM peut pleurer les innombrables occasions qu'il s'est crées et la perte de Lucho sorti sur blessure. «On n'a pas été récompensés» regrettait Didier Deschamps dans les couloirs du Vél'. On peut le comprendre. Ses hommes ont couru après l'handicap pendant une heure en y mêlant engagement, détermination et parfois précipitation.
Heureusement quand même que le but de Brandao à un quart d'heure de la fin remettait un peu d'équité dans les débats pour un résultat qui n'est certainement pas une satisfaction car, comme le remarquait José Anigo après la partie : «On arrache un nul qui ne nous convient pas». C'est dire la frustration dans les rangs marseillais.
Frustrant comme le fut le scénario de la première période. Quand la circulation de balle olympienne fusait et quand la supériorité numérique intervenait très tôt dans le match. Soit au moment où, d'un tacle grossier, le gardien du TFC Pelé fauchait Niang à l'entrée de la surface. Carton rouge et exclusion logique mais le coup franc, tiré par Lucho, passait au-dessus (9e). Assez symptomatique de ce qui a suivi alors que Blondel prenait place dans les buts de Toulouse. Et il fera parler de lui. Si l'OM a eu du mal à profiter de ses – multiples – occasions dans cette partie, les violets furent férocement réalistes.
Car les Marseillais contrôlaient la majeure partie de la mi-temps en usant avec brio des ailes et notamment d'un Bocaly toujours disponible. Mais le TFC maîtrise à merveille l'art du contre, le déboulé de Gignac stoppé par Mandanda aurait du être un avertissement à prendre en compte (23e). Et sur un coup franc certes bien placé, Sissoko en profitait à fond en balançant un missile longue portée dans les filets olympiens (0-1, 28e). Dur et cher payé.
Surtout, que fallait-il faire alors face à une équipe réputée pour bien protéger ses buts et dont le secteur défensif possède des gabarits digne d'un cinq majeur de NBA ?
Ils y ont en tout cas mis du c½ur les Marseillais. La bonne tête de Niang suivie de la volée de Lucho se heurtaient au talent de Blondel (39e), déjà brillant face à l'OM en amical cet été. Et alors que la poussée marseillaise était forte en fin de mi-temps, la déviation de Niang voyait le cadre s'échapper d'un rien (42e) et la frappe du gauche en pivot de Valbuena était claquée par Blondel (45e). Pas vernis.
Après la pause et l'entrée de Ben Arfa à la place d'Abriel en fin de mi-temps, l'OM traçait toujours son sillon. A savoir trouver une faille dans le béton armé violet. Le retourné acrobatique de Valbuena (49e) ou la bonne tête de Hilton (68e) n'étaient pas encore suffisants devant le gardien. Brandao y parvenait toutefois alors qu'il n'était pas dans la position la plus facile. Mais sa volée en pleine course après un centre de Koné faisait mouche (1-1, 75e). Trop tard peut-être même si Gignac sauvait sur sa ligne (du ventre) devant Niang (78e) et que Blondel était encore exemplaire sur la tête de Brandao (88e). Mais une chose est sûre, les Olympiens peuvent nourrir pas mal de regrets car il y avait la place pour beaucoup mieux.
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# Posté le samedi 31 octobre 2009 15:56

Modifié le dimanche 01 novembre 2009 05:34

champion's league - phase de groupe aller : ZURICH 0-1 OM

champion's league - phase de groupe aller : ZURICH 0-1 OM
En s'imposant à Zurich grâce à Heinze, les Olympiens enregistrent leur première victoire de la saison en Champions League mais surtout se relancent dans le groupe C où Milan est allé gagner à Madrid.

ZURICH 0-1 OM
0-1 : Heinze (69e)

Au moment de lever le doigt vers le ciel pour manifester sa joie, Gaby Heinze n'y pensait peut-être pas. Mais, le but 100% «gaucho» de l'OM à Zurich vaut son pesant d'or. Et pas que de l'or suisse. Dans une partie longtemps assez pénible et au niveau technique souvent en deçà des capacités des deux équipes, la reprise du droit de Heinze ouvre pas mal de perspectives pour les Olympiens dans un groupe C chamboulé où Milan est allé gagner à Madrid dans le même temps (2-3). Si les Espagnols et les Italiens culminent à six points, Marseillais et Zurichois sont à trois unités. Les matches retours et particulièrement celui contre Zurich auront dès lors un intérêt majeur.
Et il fallait voir la joie des Marseillais s'étreignant au coup de sifflet final sur la pelouse suisse alors qu'ils finissaient la partie à dix après l'exclusion de Bonnart dans les arrêts de jeu pour un deuxième avertissement. Une forme de libération européenne pour leur première victoire en Champions League de la saison. La première même depuis le match retour contre Eindhoven (3-0) en novembre dernier (voir par ailleurs).
Ce succès acquis dans le sympathique mais assez calme Letzigrund Stadium fut en tout cas bien étriqué. Car il faut dire qu'il n'y eut pas vraiment matière à s'emballer ce mercredi à Zurich. Si Didier alignait bien le buteur du soir en arrière gauche, relançant la charnière Hilton-Mbia – encore intéressante – Lucho reprenait sa place dans l'entrejeu et le choix en attaque se nommait Brandao. Pourtant, la première période fut souvent lancinante et très pauvre en situations chaudes des deux côtés. Le collectif suisse paraissait rodé mais la transmission dans chaque camp connaissait beaucoup de déchets. Le but refusé à Brandao dès la troisième minute pour hors-jeu alors qu'il reprenait un coup franc de Cheyrou détourné par Leoni n'était donc qu'un avant-goût trompeur.
L'OM n'y arrivait pas vraiment mais les Helvètes non plus, leur première occasion n'intervenant qu'à la 20e minute avec une bonne frappe de Gajic que Mandanda accompagnait en sortie de but. La tête au-dessus de Hilton vingt minutes plus tard (42e) et l'arrêt énorme de Leoni devant Brandao à bout portant (45e) mettaient alors un terme à l'affaire en première période.
Pas vraiment au mieux, les Marseillais pouvaient toutefois compter sur leur dernier rempart. Impeccable. Mandanda claquait d'abord un tir de Vonlanthen (47e). Le portier international assurait aussi après l'ouverture du score olympienne au moment où Zurich mettait le pied sur l'accélérateur. En détournant le coup franc roublard de Gajic (70e) et surtout grâce à plusieurs interventions autoritaires dans les airs qui permettaient de souffler durant ce moment de remous. Car l'OM avait fait précédemment le plus dur dans cette partie : faire bouger le tableau d'affichage et pour cela, il a pu compter sur ses deux argentins fraîchement mondialistes pour cet été. Didier Deschamps l'expliquait la veille, le bon match de certains contre Monaco ne remet pas en cause le talent individuel des joueurs absent. Les deux «gringos» de l'OM l'ont prouvé. Après un relais avec Bonnart côté droit, Lucho centrait à merveille pour Heinze qui reprenait de volée du droit pour loger le cuir dans le petit filet droit suisse (0-1, 69e). L'un des meilleurs olympiens sur la pelouse ce mercredi, «Gaby» a sorti une belle épine du pied aux siens et offre aux mille supporters marseillais du Letzigrund et aux autres partout ailleurs un deuxième succès de rang. Précieux en Europe, intéressant en général alors que se profile un certain OM-PSG dimanche au Vélodrome.
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# Posté le mercredi 21 octobre 2009 16:45

Modifié le mercredi 21 octobre 2009 18:00

NANCY 0-3 OM

NANCY 0-3 OM
Avec les revers de Bordeaux et de Lyon, le succès des Olympiens à Nancy les relance dans la course aux premières places. Une victoire acquise grâce à des buts de Valbuena, Brandao et Abriel.

NANCY 0-3 OM
0-1 : Valbuena (5e)
0-2 : Brandao (78e)
0-3 : Abriel (81e)

Bordeaux et Lyon qui s'inclinent, l'OM qui l'emporte à Nancy... Les Olympiens réalisent déjà le gros coup de la 9e journée en revenant à deux et trois points des équipes précitées. Cela au terme d'un match maîtrisé à Nancy. Si les Marseillais faisaient très vite la différence sur un but de Valbuena (5e), la suite de leurs efforts fut pleine de caractère et – aussi - de simplicité. Comme le demandait Didier Deschamps dans la semaine : «le basique» a payé. Peut-être pas toujours flamboyant, cet OM a su trouver les ressources qui faisaient son charme lors de ses innombrables victoires à l'extérieur la saison passée et en début de championnat cette année. Défendant bas, se projetant vite vers l'avant en profitant de la moindre faille. Et dans le détail, les hommes forts étaient là.

Avec un Niang déchaîné, un Brandao très travailleur, parfois maladroit mais récompensé par un but (78e) ou une charnière Hilton-Mbia solide, le travail a été bien fait en y ajoutant des travailleurs de l'ombre précieux au milieu.
Cela ne semblait pourtant pas gagné dans les tout premiers instants de la partie. Avec des Lorrains survoltés à l'image de la frappe de Feret obligeant Mandanda à une belle parade (4e). Une entame trompeuse en fait. Dans la foulée, sur un débordement énorme, Niang centrait, Ouaddou se trouait et Valbuena marquait devant Brison à l'arrachée (0-1, 5e). Quoi de mieux pour éteindre les naissantes étincelles nancéiennes ?
Koné entre et change la donne
Regroupés et solidaires, les Olympiens traçaient ensuite le sillon d'un match sérieux. Comme Brandao, bosseur comme jamais. Sa tête sur un gros travail d'Abriel était sauvée sur la ligne par Sami (20e). C'était aussi lui qui pressait Ouaddou et frappait aux six mètres alors que Gregorini détournait de justesse (45e). Il manquait juste un peu de réussite, un brin de précision.
Mais avec la solidité affichée à Marcel-Picot par l'OM et malgré des Lorrains souhaitant apporter de la vitesse à la pause avec Dia et Alo'o Efoulou, les efforts se révélèrent finalement payants. Si les deux sprinteurs nancéiens apportaient un danger certain en début de seconde période, les Marseillais faisaient de nouveau parler la poudre. Le tandem d'enfer Niang-Brandao se servait l'un, l'autre sur deux grosses occasions : le Brésilien décalait Niang plein axe qui frappait fort sur Gregorini (53e) puis le Sénégalais servait Brandao dont la tête était hors-cadre (55e).

Et l'entrée de Koné de faire des ravages alors que l'OM passait à deux milieux défensifs avec l'entrée de Kaboré et le passage d'Abriel en meneur de jeu. Déchaîné après un mois et demi d'absence, l'Ivoirien frappait fort d'abord obligeant le gardien adverse à une belle parade (73e). Toujours sous la menace d'un retour nancéien, les Olympiens faisaient exploser les inquiétudes dans le dernier quart d'heure. Koné décalait Brandao qui marquait du gauche (78e) avant que l'ancien niçois dévie pour Abriel cette fois qui ajustait Gregorini (81e) pour donner un peu plus d'ampleur au travail marseillais. L'idéal avant le match crucial à Zurich mercredi.
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# Posté le samedi 17 octobre 2009 15:03

Modifié le dimanche 18 octobre 2009 07:15

NIMES 1-2 OM (amical)

NIMES 1-2 OM (amical)
Dépeuplé pour cause de sélection et de blessures, l'OM s'est imposé en fin de partie face à Nîmes ce vendredi en amical grâce à un éclair de génie de Ben Arfa, brillant aux Costières.
L'objectif annoncé était d'offrir du temps de jeu et il a été rempli. Bon nombre de joueurs marseillais ont pu profiter de la partie face à Nîmes pour entretenir la forme, d'autres pour goûter à la configuration match. Ce fut le cas pour pas mal de jeune. Et si le niveau technique fut globalement assez peu élevé, les Olympiens ont su montrer quelques aspects intéressants avec un Hilton en jambe ou un Ben Arfa encore remuant. Avec un groupe aussi décimé, il ne fallait pas non plus s'attendre à monts et merveilles mais l'ancien Lyonnais apportait la lumière en toute fin de match pour offrir la victoire après le premier but de Morientes. Sur la droite, il passait en revue tout en vitesse et en technique deux défenseurs et le gardien adverses pour aller marquer dans le but vide. Un beau signe de sa forme du moment.

Sans six internationaux et des blessés de poids comme Diawara, Brandao, Koné ou Rool en dernière minute mais aussi Niang sur le banc, l'OM débutait donc ce match avec un visage hybride. Et si Bocaly évoluait dans l'axe au côté de Hilton, le jeune Bradley Diallo profitait de l'absence de l'ancien Niçois pour démarrer à gauche. Valbuena laissait aussi vite sa place sur une blessure sans gravité à N'Doumbou sur le flanc de l'attaque.
En dépit de tant d'absences, la formation olympienne gardait de l'allure. Dans le sympathique et garni stade des Costières, l'entame était même assez animée. Sur un centre de Ben Arfa venu de la gauche, Morientes, de près, envoyait le cuir au-dessus (3e). Devant des Crocos motivés à en négliger leurs arrières, la solution était vite trouvée. Sur un double une-deux entre Abriel et Morientes qui éventrait la défense gardoise, l'Espagnol battait Puydebois en taclant pour un fort joli but (0-1, 11e). Mais, la volonté nîmoise était bien présente. Souvent brouillon, Moukandjo devançait Abriel en vitesse sur la gauche qui taclait l'attaquant pour un penalty peu discutable. La sentence exécutée par Poulain récompensait alors les efforts de Nîmes (1-1, 31e). Les locaux terminaient d'ailleurs mieux la mi-temps amenant Andrade à une parade du pied décisive devant Moukandjo (42e).

A l'inverse, l'OM revenait des vestiaires avec plus d'intentions. Le portier nîmois entré en jeu Al Shaibani brillait d'abord sur une tête d'Abriel qu'il détournait d'une belle parade (51e) et se montrait encore important devant Morientes peu après (58e). Alors que Niang entrait en jeu pour la dernière demi-heure, le jeu baissait en intensité. Le jeune Osei s'offrait une belle occasion, toujours sortie par le portier adverse décidément inspiré (70e). Quelques banderilles nîmoises animèrent la fin de partie sans danger pour Andrade avant le petit chef d'½uvre final de Ben Arfa sur un décalage de Niang (1-2, 86e).
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# Posté le samedi 10 octobre 2009 05:47

OM 1-2 MONACO

OM 1-2 MONACO


Menés deux zéros par Monaco, les Olympiens se sont révoltés après la pause. Mais leur foison d'occasions ne s'est concrétisée qu'à la 86e minute. Trop tard

OM 1-2 MONACO
0-1 : Nenê (20e)
0-2 : Park (42e)
1-2 : Niang (86e)

C'est avec le visage marqué que les Olympiens ont quitté la pelouse du Vélodrome. On y décelait un mélange de déception et de frustration. Aucun signe d'abattement. S'ils accusaient le coup, ils savaient aussi que leur révolte aurait pu permettre d'éviter que la semaine ne s'allonge d'une troisième défaite.
Leur deuxième période n'a pas suffi pour effacer la première et ses deux buts encaissés. Mais elle justifie le propos de Didier Deschamps saluant la réaction de ses troupes et assurant que son équipe « peut faire bien mieux ».
Lui qui confiait jeudi ne pas aimer jouer en dernier, la soirée de dimanche ne le fera certainement pas changer d'avis. Ses hommes n'ont pas profité de la contre-performance bordelaise dans le Forez et pointent désormais à 6 points du leader lyonnais. Heureusement, comme le rappellera le coach après le match, la remise des prix est encore loin.

Après le caviar madrilène aussi salé que son addition, l'OM retrouvait son pain quotidien, le championnat. Il a donc eu un sale goût. Ce que n'augurait pourtant pas forcément le premier quart d'heure. Cheyrou et Lucho y avaient placé trois frappes. La dernière, une reprise de l'Argentin sur un centre de Ben Arfa, manqua de puissance. Et Ruffier accomplit là le premier arrêt d'une longue série.
Pour ne rien arranger Monaco ne se contenta pas de sagement résister et eut le petit coup de pouce du destin en ouvrant le score sur son tout premier tir. Le coup-franc excentré de Nenê (légèrement dévié par la tête de Lucho) allant se ficher dans le petit filet (0-1, 20e)
Un sérieux coup de froid. Avec le courant d'air de la 40e minute quand Park brûla la politesse à Heinze et Diawara sur une longue ouverture d'Alonso, pour compliquer encore un peu plus la tâche marseillaise (0-2).

Le piège monégasque s'était ainsi refermé sur l'OM. Comment s'en extirper ? En redressant la tête et en repartant de l'avant. Ben Arfa s'y appliqua. Dans un raid, il décala du bout des crampons Niang qui ne fit pas le choix de la frappe mais de la passe pour Morientes. Trop long et un public qui s'arrachait les cheveux à pleine main devant la tournure des événements.
Après la colère, le dépit. Et des sifflets qui dégringolèrent des gradins à la pause.
Les supporters les troquèrent pour des encouragements dès le retour de leurs protégés. Et dans ce soutien, les Olympiens puisèrent des ressources pour une réaction.

Ce ne fut pas la seule différence entre les deux mi-temps. Didier Deschamps sortit Heinze, lança Valbuena et repositionna Mbia en défense.
Ce surplus offensif alimenta la machine à occasions. La pression se fit de plus en plus étouffante pour Monaco, qui dut s'en remettre à Ruffier pour faire barrage.
Déjà excellent (et décisif) l'an passé lors du 0-0, le portier azuréen fit encore des miracles sur un tir de Ben Arfa et surtout une tête de Mbia. Et quand cela ne suffît pas, la barre se chargea de contrecarrer les plans marseillais dessinés par Cheyrou d'une frappe violente.
Il s'en fallait à chaque fois d'un rien. Les Monégasques en étaient au moins autant convaincus que nous, eux qui mettaient tout en ½uvre pour casser le rythme et perdre chaque seconde qu'ils pouvaient. Mais en fait, la seule chose qui ne s'affolait pas, c'était le tableau d'affichage.
Malheureusement, la bascule ne se fit qu'à la 86e minute. Sur une ouverture téléguidée par Ben Arfa, Niang réduisit le score (1-2). Il se faisait tard. Mais un ultime rush allait peut-être permettre de sauver un point. Les Monégasques, regroupés comme dans un ascenseur, subirent plusieurs minutes. La victoire ne leur échappa pourtant pas.
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# Posté le dimanche 04 octobre 2009 16:59

Modifié le lundi 05 octobre 2009 06:52

champion's league -phase de groupe aller : REAL MADRID 3-0 OM

champion's league -phase de groupe aller : REAL MADRID 3-0 OM
L'OM a subi la loi des Galactiques à Santiago Bernabeu, en concédant une défaite à l'ampleur pourtant trop sévère au vu de sa première période. Dans l'autre match, Zurich a créé la surprise en s'imposant à San Siro (0-1)

REAL MADRID 3-0 OM
1-0 : C. Ronaldo (58e)
2-0 : Kaka (60e, sp)
3-0 : C. Ronaldo (64e)

L'OM de la première période ne méritait pas de repartir de Madrid avec un 3-0 dans ses valises. Ni de subir un stade se gargarisant de la tournure des événements. Bernabeu a festoyé mais le score ne reflète pas la contestation marseillaise une heure durant. Ni l'injustice causée par l'expulsion de Diawara et du penalty qui s'en suivit.
Car c'est sans la moindre crainte et avec la tête bien droite que les Olympiens ont attaqué la partie. Il ne pouvait en être autrement pour espérer gripper la rutilante machine madrilène. Le 4-4-2 de Deschamps se muait alors en 4-5-1 avec Morientes seul en pointe dès qu'il fallait organiser la résistance. Combinée à un pressing de mort de faim, la stratégie marseillaise paya durant toute la première période. Seules quelques pertes de balles trop rapides alors que pouvait s'enclencher une phase offensive permirent au Real de conserver un certain monopole du cuir.
Fort heureusement, cela ne dura pas. L'utilisation du ballon s'améliora au fil des minutes. Et Santiago Bernabeu devint une cathédrale bien silencieuse quand Niang s'en alla défier Casillas. Lancé par Lucho, le Sénégalais dénoua les liens qu'avaient voulu tisser Pepe pour s'échapper vers le but. Mais le portier madrilène eut le dernier mot (27e)
Il aura plus de chance qu'autre chose un peu plus tard dans la rencontre, sur une tête de Diawara un chouia trop croisée.
Et le Real dans tout ça ? Il n'était pas cantonné à un rôle de spectateur, n'exagérons rien. Et si les Marseillais bouchaient les espaces, Ronaldo trouvait quand même le moyen de créer le danger, avec deux frappes surpuissantes qui claquèrent dans les gants de Mandanda. Le bruit faillit monter jusqu'en haut des cinq étages de l'enceinte. A la place ce fut un long soupir du public merengue.
Ces tirs furent une manière d'échauffement pour le gardien marseillais. Car aux tentatives lointaines du Portugais succédèrent celles toutes proches de Benzema. Mandanda le devança sur un centre rasant puis ne put qu'accompagner du regard un retourné (au-dessus) de l'attaquant français. Le meilleur était encore à venir. Le dernier rempart olympien fit obstacle à Benzema en face à face.
On croyait alors que la bonne étoile olympienne brillerait longtemps dans le ciel des Galactiques.
D'autant qu'à la reprise, les Marseillais témoignaient la même intelligence de ne pas commettre trop de fautes, surtout à proximité de leur surface, en défendant placé. Avec la tête, plutôt qu'en mettant la semelle.
Et pourtant, cet édifice dont on devinait les efforts consentis pour le bâtir s'écroula en une fraction de secondes. Comme un château de cartes.
Le pire étant que l'effondrement fut consécutif à une succession de faits regrettables. D'abord la trop grande passivité et le mauvais alignement sur l'ouverture télescopique de Pepe pour Ronaldo, ce dernier n'ayant plus qu'à placer devant Mandanda (1-0, 58e).
Puis, parce que tout bascula vraiment dans le vide deux minutes plus tard après l'expulsion injuste de Diawara. Carton rouge + penalty (transformé par Kaka) pour une faute inexistante, le défenseur jouant indiscutablement le ballon en taclant Ronaldo (2-0, 60e)
L'OM n'avait pas besoin de cela. Le Real n'ont plus, du reste. Il en profitera pour donner le coup de grâce par son trident Kaka-Benzema-Ronaldo, dans un mouvement à une touche de balle (64e). On était passé d'une égalité parfaite à 3-0 en six minutes !
Dans l'intervalle, Deschamps avait du réorganiser sa défense (Rodriguez remplaçant numériquement Abriel) et modifier son attaque (Brandao à la place de Morientes), mais à 10 contre 11 que faire ?
Essayer de limiter les dégâts, voire réduire la marque. Le Brésilien s'y employa, puis Ben Arfa. Mais Casillas veilla, interdisant aux Phocéens de sauver l'honneur.
On se consolera en constatant que la victoire de Zurich à Milan (0-1) a le mérite de redistribuer les cartes. Et d'indiquer que même lourde, cette défaite à Madrid n'interdit rien à la condition de bien négocier la double confrontation franco-suisse.
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# Posté le mercredi 30 septembre 2009 16:39

Modifié le samedi 10 octobre 2009 05:56

VALENCIENNE 3-2 OM

VALENCIENNE 3-2 OM
S'il a mené deux fois au score dans une première période animée, l'OM a enregistré sa première défaite de la saison à Valenciennes ce samedi avec un but nordiste en fin de match.

VAFC 3-2 OM
0-1 : Morientes (13e)
1-1 : Bisevac (21e)
1-2 : Niang (22e)
2-2 : Ducourtioux (29e)
3-2 : Schmitz (83e)

Un coup d'arrêt dans le début de saison des Olympiens. Et il est difficile à analyser tant leur visage fut différent après la deuxième égalisation de VA. D'abord conquérante dans un 4-3-3 où figurait un trident offensif Niang-Morientes-Brandao, l'équipe tomba dans un rythme bien plus faible au fil des minutes. D'abord efficaces offensivement mais en difficulté défensivement, ils voyaient les nordistes leur passer devant en fin de partie grâce à une «grinta» sans relâche. Car Valenciennes n'a jamais lâché dans cette partie d'abord spectaculaire avant de nettement baisser sur le plan technique par la suite. Alors qu'il annonçait vouloir mieux «maitriser les temps faibles» avant le match Didier Deschamps jugeait après le match que son équipe n'avait «pas été capable de faire ce qu'on est en droit d'attendre d'elle.» c'est dire la déception dans les rangs marseillais.

Placé sous le signe de l'offensive avec deux formations d'abord taillées pour l'attaque, ce VA-OM partait donc sur les chapeaux de roues. Une réussite offensive qui se faisait au détriment des défenses. Dès la 4e minute, Audel avait déjà le loisir de frapper dans la surface, mais trop mollement. Et Ndy Assembe était bien seul pour détourner la volée de Niang suite à une inspiration du gauche de Lucho qui mettait la pagaille dans l'arrière garde nordiste (9e).

Deux premiers avertissements sans frais qui ouvraient les vingt minutes de folie qui suivirent. D'abord quand, sur une ouverture de Heinze, Lucho se démarquait et ouvrait pour Brandao. Le Brésilien centrait en retrait vers Morientes qui marquait de près avec un brin de réussite (0-1, 13e). Un but limpide à l'image de l'animation offensive de l'OM en première période.

Sans vraiment de temps mort et sur un rythme élevé, Valenciennes ne rendait pas les armes. Suite à un corner, Bisevac reprenait de près lui aussi un ballon dévié par Mandanda après une reprise de Schmitz (1-1, 21e). Et, pas le temps de respirer, que les Olympiens proposaient un clone de l'égalisation nordiste. En deux temps après un corner, Cheyrou centrait sur Morientes qui reprenait de la tête tandis que Ndy Assembe repoussait et Niang de marquer dans la foulée (1-2, 22e). Un coup au moral pour les Valenciennois ? Pas vraiment, tant cette équipe joueuse continuait à proposer un jeu alerte. Et dans cette mi-temps où tout allait très vite, le centre d'Audel trouvait Ducourtioux qui, d'une tête plongeante magnifique, devançait Rool et égalisait (2-2, 29e) avant une fin de mi-temps bien plus calme.

Une relative torpeur qui se maintenait après la pause. Il était même difficile de se dire qu'il s'agissait là du même match. Seule la tête croisée de Cissé qui frôlait le poteau (63e) animait un peu les débats. C'est peut-être pour cela que Didier Deschamps optait pour le 4-4-2 avec la sortie de Morientes remplacé par Abriel. Si l'animation s'en trouvait plus fluide, les occasions chaudes n'étaient pas légion pour l'OM. Pire, la reprise contrée de Ducourtioux donnait des frissons aux Marseillais (68e) tandis que la tête de Niang manquait elle aussi de peu le cadre (71e).

Le niveau technique baissant au fil des minutes, il fallait un nouvel éclair de Lucho et son ouverture à l'instinct vers Brandao qui ne cadrait pas sa reprise (80e) pour revoir un peu de football. Ce même Argentin déviait de l'extérieur un coup franc de Cheyrou et obligeait Ndy Assembe à une belle parade dans la foulée (81e). Ces opportunités manquées ne l'étaient pas par Valenciennes qui l'emportait à la rage sur une tête de Schmitz suite à un coup franc de Cohade (3-2, 90e). Un premier revers qui fait mal d'autant que les Olympiens vont se rendre à Bernabeu mercredi pour leur prochain rendez-vous.
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# Posté le samedi 26 septembre 2009 14:58

Modifié le samedi 26 septembre 2009 15:57

OM 4-2 MONTPELLIER

OM 4-2 MONTPELLIER


Très réaliste, l'OM a bien rebondi après la déception de Milan, battant spectaculairement Montpellier, 4-2.

OM 4-2 MONTPELLIER
1-0 : Lucho (31e)
2-0 : Niang (34e)
3-0 : Cissé (38e)
4-0 : Diawara (51e)
4-1 : Belhanda (74e)
4-2 : Camara (87e, sp)

L'OM n'a pas seulement rebondi après le match de Milan. Il a aussi fait bon usage du principal enseignement de la soirée de Ligue des Champions : quand elle est réaliste une équipe peut se sortir brillamment de n'importe quel mauvais pas.
Car samedi, les Olympiens mirent un certain temps à rentrer dans leur match. Les jambes semblaient lourdes. Et les têtes manquaient d'idées. Les Héraultais y décelèrent une invitation à faire étalage de leur audace. Et comme ils n'en manquent pas depuis leur retour parmi l'élite, la première demi-heure ne fut pas la plus tranquille qu'ait vécue la défense marseillaise cette saison. Marveaux et Montano eurent les munitions pour exécuter Mandanda. Mais il y eut toujours un Bonnart ou un Heinze pour jouer les gilets pare-balles.
A mesure que l'OM balbutiait son football, Montpellier affichait ainsi des ambitions grandissantes. Heureusement, il n'y avait pas un Pippo Inzaghi dans les rangs montpelliérains.
Les doutes, qui parsemaient les gradins, allaient pourtant être violemment chassés du stade. A la 31e, Niang s'échappa à gauche, tout en puissance, avant de voir Lucho en retrait. L'Argentin n'eut alors aucune difficulté à battre Jourdren du droit.

Malgré une balle d'égalisation, Montpellier ne s'en relèvera jamais vraiment. Car lors des sept minutes qui s'écoulèrent ensuite, l'équipe de Girard vit son retard augmenter dans des proportions trop larges pour imaginer une fin heureuse.

Un vrai "Lushow"


Deux nouveaux buts accentuèrent l'avance olympienne. Sur le premier, Mandanda dégagea au loin vers Lucho. Contrôle et remise instantanée pour Niang, et début du festival du Sénégalais. Trois joueurs se dressèrent face à lui. Il les slaloma comme des piquets, et s'ouvrit tout seul le chemin du but avant d'ajuster le portier (2-0, 34e).
Une action aussi spectaculaire que celle en ouverture du championnat à Grenoble. Cela ne consolera par Montpellier qui coula pour de bon à la 38e. Lucho, à une touche de balle, glissa dans la profondeur à Cissé pour le 3e but marseillais. Un vrai « Lushow ». Et un air sud-américain de monter des virages pour saluer la finesse et la vision du jeu de l'Argentin.


A la pause, le score (3-0) accablait les visiteurs. Et le fardeau s'alourdît encore après la reprise, avec une tête victorieuse de Diawara sur un corner de Cheyrou (4-0, 51e).

Autant dire qu'il n'y avait plus de match, et que Didier Deschamps put ensuite offrir à Lucho à la fois du repos et une sortie à la hauteur de sa première belle prestation, en lançant Ben Arfa dans le dernier quart d'heure.
Tout à son bonheur de voir son OM sur le point de signer son premier succès au Vélodrome, le stade s'anima de plusieurs « olas ».
Mais Belhanda brisa la vague humaine, d'une frappe imparable depuis l'entrée de la surface (4-1, 74e). Avant qu'à la 87e, Souleymane Camara ne profite d'un penalty pour compléter le score et adoucir le goût de la défaite.
En attendant PSG-Lyon demain, l'OM s'installe à la deuxième place, dans la roue de Bordeaux (1er avec deux points d'avance).
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# Posté le samedi 19 septembre 2009 16:53

Modifié le dimanche 20 septembre 2009 04:21