Du temps de jeu, une opposition valeureuse... le match amical de ce mercredi face à une sélection du Languedoc-Roussillon à Perpignan a rempli ses missions. Devant des joueurs habitués aux joutes de CFA ou de DH, les joueurs en stage depuis dimanche à Peralada ont eu un avant-goût de ce qui les attendra dimanche à Périgueux face à Trélissac en coupe : une équipe surmotivée, un petit stade près à voir ses gars du coin faire trembler le grand OM. Mais les deux équipes alignées par Didier Deschamps – une à chaque mi-temps – ont su éviter le piège dans cette confrontation amicale.
Et surtout en deuxième période avec un tandem Valbuena/Gnabouyou qui marchait à plein régime. Alors que les locaux avaient ouvert le score en début de deuxième période, le «petit» servait par deux fois l'attaquant de la réserve pour respecter la logique sportive. N'Doumbou et Abriel aggravaient la marque par la suite.
Logique finalement que les Marseillais aient trouvé la faille après la pause, l'équipe comportant un lot bien plus important de pros au retour des vestiaires. Mais les jeunes présents sur le pré lors des 45 premières minutes n'ont pas démérité. Loin de là. Avec pas moins de cinq joueurs issus du centre de formation au coup d'envoi, l'OM s'offrait une cure de jouvence de 45 minutes qui ne faisait pourtant pas frémir le tableau d'affichage. La faute principalement au portier local, Cerrato, qui réalisait une première période énorme. Morientes (40e) et Gnabouyou par trois fois (9e, 27e, 40e) voyaient ainsi leurs tentatives avortées avec brio par le gardien languedocien.
En deuxième période, c'était donc un OM plus «mûr» avec une refonte totale de l'équipe (hormis Gnabouyou) qui prenait la mesure de son courageux vis-à-vis. Et cela malgré l'ouverture du score des locaux par Aabiza (1-0, 48e) après des errements défensifs. Les amis de ce dernier entraient même en transe dans les tribunes.
La réaction était ultrarapide avec l'égalisation sur la remise en jeu de Gnabouyou bien servi par Valbuena (1-1, 49e). Par la suite, on retiendra aussi le tonus de Bocaly qui servait coup du coup N'Doumbou (1-3, 78e) mais surtout Abriel après un raid sensationnel sur l'aile droite (1-4, 90e). Avec pour seules ombres au tableau, les sorties de Heinze et de Gnabouyou sur blessure (voir par ailleurs), les Olympiens ont bien conclu leur phase de reprise.









